La cloche de détresse de Sylvia Plath

Publié le 21 Juillet 2014

La narratrice, Esther Greenwood, dix-neuf ans, est l'une des lauréates d'un concours de poésie organisé par un magazine de mode. À ce titre, elle va passer, avec les autres lauréates, une partie de l'été à New York, au moment de l'exécution du couple Rosenberg (fait réel parallèle : Sylvia Plath a été lauréate d'un tel concours, pour le magazine américain Mademoiselle, cette même année, en 1953). Esther se lie d'amitié avec Doreen, une fille délurée et, même si elle la méprise d'un certain point de vue, elle tente de lui ressembler en toutes choses, essayant notamment de perdre sa virginité à chaque fois qu'elle en a l'occasion, ces tentatives devenant pour elle une véritable obsession malsaine. De réceptions en soirées futiles, elle mène un genre de vie mondaine auquel elle n'est pas habituée.

La cloche de détresse de Sylvia Plath

Je voulais avant de commencer la rédaction de mon avis remercier les Editions DENOËL pour leur proposition de partenariat. Et c'est avec plaisir que je commence ce partenariat avec le livre La cloche de détresse de Sylvia PLATH, traduit de l'anglais révisée par Caroline BOUET (Editions DENOEL,1972,2014).

L'histoire est celle de la jeune Esther Greenwood, jeune fille pleins de rêves et d'espoirs, qui effectue un stage dans un magazine dans le New-York des années 50. Mais son retour à la maison ne va pas se passer comme prévu et c'est une descente en enfer qui l'attend.

Le personnage d'Esther Greenwood est largement inspiré de la vie de l'auteur. Dans ce New-York tout nouveau pour elle, elle rêve à une grande réussite en tant qu'auteur et se dit que tout est possible. Son côté mythomane traduit le fait qu'elle s'invente une vie pour se rendre plus intéressante et à la hauteur des autres jeunes filles de son âge. Elle se qualifie elle-même de névrosée et en est fière. Mais une profonde détresse vit à l'intérieur d'Esther et celle-ci va apparaître à son retour à la maison.

Le fait de ne pas être acceptée dans son université va déclencer en elle des pulsions dont elle n'avait pas conscience. Elle se retrouve sous une "cloche de verre" comme elle le dit elle-même, et cherche le meilleur moyen de mettre fin à ses jours, ce qui la conduira à l'asile.

On se rend compte que ses asiles sont pleins de jeunes filles. N'était-ce pas une habitude à cette époque du fait de la pression reposant sur les épaules de ces jeunes filles. Leur but n'est pas forcément de faire des études mais de se trouver un mari, avoir une famille et s'occuper de la maison. Mais d'autres filles souhaitent un autre avenir comme Esther, elle le traduit par la métaphore de l'arbre à figues mais la société les rattrape.

J'ai beaucoup aimé ce livre pour le personnage mais j'ai été déçu que l'univers des années 50 ne soit pas plus présent. En même temps ce n'est pas le sujet du livre. L'autre point négatif est le fait que dès qu'Esther pense à quelque chose, elle dérive vers un autre sujet et parfois cela est difficile à suivre mais ses moments de vie ont leur importance car on en vient à connaître mieux le caractère du personnage et surtout tout ce qui a pu la diriger vers ses diverses pensées morbides.

L'écriture est forte agréable et le livre peut se lire rapidement mais j'avoue que lire ce livre d'une traite pour moi fut difficile car parfois la lecture fut dérangeante. Un livre que je recommande volontiers.

Encore merci aux éditions DENOËL pour cette découverte car ce n'est pas forcément un livre que j'aurai choisi dans une librairie.

Comment savoir? Peut-être qu'un jour - à la fac, en Europe, quelque part, n'importe où - la cloche de verre, avec ses distorsions étouffantes, descendrait de nouveau sur moi ?

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Rédigé par Benjamin Comet

Publié dans #contemporain

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