Les derniers jours du Paradis de Robert Charles Wilson

Publié le 12 Septembre 2014

Alors que l'Amérique se prépare à fêter les cent ans de l'Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d'avancées sociales et de prospérité, Cassie n'arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l'observe longtemps, traverse la chaussée... et se fait écraser par un conducteur ivre. L'état du cadavre confirme ses craintes : la victime n'est pas un homme mais un des simulacres de l'Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l'assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n'a pas d'autre solution que fuir de nouveau.

Les derniers jours du Paradis de Robert Charles Wilson

Tout d'abord un remerciement aux Editions DENOËL pour cette suite de partenariat. Merci à vous Dana Burlac d'être toujours présente et sympathique. Pour ce second partenariat, j'ai choisi Les derniers jours du Paradis de Robert Charles WILSON, traduit de l'anglais (Canada) par Gilles GOULLET (Editions DENOËL, 2014).

L'histoire est celle de la jeune Cassie et de son frère Thomas, poursuivis par des Simulacres, créatures à l'apparences humaines. Un soir, où seule à la maison avec son frère, elle remarque un sim qui vient la tuer mais qui se fait écraser par une voiture, elle décide de s'enfuir avec son frère et de chercher de l'aide auprès de personnes faisant partis de la Correspondence Society. Cette société sait pour l'Hypercolonie (genre de dôme constitué de parasites extraterestres) et cherche à la combattre. Cassie trouvera de l'aide auprès de Leo Beck, fils du fondateur de la Society et c'est un periple à travers l'Amérique qui commence pour tuer l'Hypercolonie.

Difficile de résumer l'histoire car l'oeuvre est complexe de par le nombre de personnages. D'ailleurs c'est le maillon fort de l'histoire car celle-ci en elle même est un peu banale. C'est un scénario qu'on a pu déjà un peu voir mais il reste ancré dans notre réalité en faisant référence à notre propre société.

L'Hypercolonie agit dans le livre comme une protection pour les humains. Elle maintient une paix en filtrant et agissant sur les informations transmises par la radiosphère. Pas de guerre ou de conflit depuis 14-18. Mais avec le massacre de partisans connaissant la vérité sur l'hypercolonie, les survivants cherchent un moyen de la détruire. Ils ne comprennent pas forcément les enjeux d'une telle destruction.

Les personnages sont la force de ce livre. Ils sont très intéressants et leurs comportements sont très humains. Ils réagissent aux situations comme nous le ferions face à la même situation. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Ethan, l'oncle de Cassie, qui nous montre l'homme tel qu'il est face à ses préoccupations et ses convictions.

Le final du livre est grandiose et nous montre dans toute sa splendeur l'Homme tel qu'il est est. Les réflexions sur notre société sont très présentes dans ce livre et cette ouvrage je le prend un peu comme un plaidoyer face à la nature humaine qui est celle d'une bête. Nous ne pouvons pas vivre sans nous entretuer.

Un bon livre même si celui à quelques longueurs et manque de rythme mais l'écriture de Robert C. Wilson est très agréable et se lit simplement.

Merci encore aux Editions DENOËL pour ce partenariat qui me font encore découvrir un livre dans un genre totalement différent du précédent mais qui a le mérite d'être lu.

Elle avait rencontré pour la première fois Werner Beck à une réunion de la Correspondence Society à Boston avant les massacres de 2007. Bien que brève, cette rencontre avait donné à Nerissa une mauvaise image de la Society et contribué à la dégradation de ses rapports avec Ethan.
Conformément à ses principes paranoïaques, la CS se composait en réalité de deux organisations. La plupart de ses membres étaient des universitaires ou des scientifiques qui se servaient du fichier d'adresses pour diffuser des idées mal considérées voire fantaisistes liées à leurs recherches. Pour ceux-là, la Society n'était rien de plus qu'un équivalent universitaire des francs-maçons ou des shriners : un club théoriquement secret, utile pour contacter d'autres professionnels. Ils n'étaient pas tenus de croire sérieusement que la radiosphère était un être vivant.

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Rédigé par Benjamin Comet

Publié dans #science-fiction

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