Coeurs de rouille de Justine Niogret

Publié le 16 Octobre 2013

La cité du ciel est en plein déclin. Les robots, jadis fidèles serviteurs, régressent jusqu'à devenir des machines stupides ou de terrifiants prédateurs. Saxe est un artiste qui survit en travaillant sur les golems actionnés par magie. Dresde est une jolie automate qui n'a connu que le luxe avant que son maître l'abandonne. Tout les sépare, et pourtant ils vont partager un rêve commun : s'enfuir de la forteresse volante. Traqués par un tueur mécanique qui écorche les humains pour voler leur peau, ils se lancent dans une course peut-être sans espoir : retrouver la mythique porte ouvrant sur la liberté.

Coeurs de rouille de Justine Niogret

Dans un premier temps, je voudrais remercier Livraddict et les éditions le Pré au Clercs de m'avoir choisi pour ce partenariat et de m'avoir permis de découvrir un livre d'un genre dont je n'ai pas l'habitude: le steampunk.

L'histoire est celle de Saxe, un jeune humain qui souhaite retrouver la légendaire porte qui lui permettra de sortir de la cité dans laquelle il vit. Il va être accompagné d'une golem appelé Dresde et qui va l'aider à retrouver la porte. Mais ils vont être poursuivis par un golem tueur qui souhaite récupérer la perle d'énergie de Dresde.

Le style de Justine Niogret est assez spécial. Je n'ai pas accroché, que ce soit pour l'histoire ou le style d'écriture. L'histoire manquait de suspense et je ne voyais pas où elle allait nous emmener. L'écriture m'a gênée dans le manque de description des lieux ou des gestes des personnages. Tout était trop succinct.

Le point positif est la description des sentiments des personnages. Je pense que l'intérêt du livre réside dans ces interactions. Pue-la-viande est un tueur mais il pense que ce qu'il fait c'est pour le bien d'autrui et de la cité. Saxe est un humain bien seul et qui n'a jamais eu de réelles relations sociales. Et enfin Dresde, un robot au plus proche des sentiments humains mais qui ne souhaite qu'une chose, c'est des souvenirs car sans souvenirs la vie n'a pas d'intérêt.

La recherche de cette porte permet une descente de plus en plus profonde au coeur de la cité, tel Dante dans son passage des différents cercle de l'enfer et permet de suivre ses personnages intéragir entre eux et de développer des émotions qui restent inconnus pour les 3.

Le livre ne m'a pas enchanté mais il y a une vraie recherche dans l'exploration des émotions humaines et qui peuvent être transposer aux robots.

Je vous dis cela parce que maintenant les golems sont tous éteints, sauf nous deux, et Dresde le sera bientôt. A votre époque, chacune la vôtre, on n'a jamais vu de golem cassé. Ca n'existe plus. Mais quand j'étais jeune, c'était fréquent, et tout le monde s'en moquait. Les premières fois, je suis resté à côté d'eux, je cherchais à comprendre pourquoi ils ne bougeaient plus, ils ne parlaient pas. Ils s'étaient brisés d'un coup, les deux premiers; un en tombant d'un toit, en fixant une girouette sur un monument. Pourquoi fixer cela? A quoi cela pouvait-il servir? Le vent de la cité vient des machines, il n'est jamais surprise, il n'est jamais changement. Et le second, fauché par le bec de la machine dont j'ai perdu le nom. Ses jambes étaient loin, chacune d'un côté de la rue, et les dames tenaient leurs jupes entre leurs doigts gantés pour qu'elles ne frôlent pas le sol autour de ces choses. Comme si nous étions capables de saigner. Comme si nous étions capables de pourrir.

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Rédigé par Benjamin Comet

Publié dans #science-fiction

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Guenièvre 15/12/2013 16:38

On entend énormément parler de ce livre en ce moment, mais j'avoue que je suis assez peu tentée par l'histoire, d'autant plus si tu y ajoute l'étiquette "steampunk"!
Bonnes lecture.