La vie d'une autre de Frédérique Deghelt

Publié le 6 Décembre 2012

Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d'amour et le lendemain... Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse... Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l'homme qu'elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l'enquêtrice de la vie d'une autre. Ou plutôt de sa propre vie.

La vie d'une autre de Frédérique Deghelt

Ce livre est un cadeau sur le site de l'UGC et avant de le lire, j'ai du le passer à deux ou trois personnes. L'histoire m'attirait bien mais j'étais dans un autre genre de lecture donc j'ai repoussé cette lecture jusqu'à aujourd'hui où je vous livre ma critique.

Nous avons ici un roman parlant de perte de mémoire, mais surtout d'amour. La question que j'ai retenu en lisant ce livre c'est: est-ce que l'amour est éternel? Car oui Marie a perdu la mémoire mais elle se demande si l'homme qu'elle est censé aimé depuis 12 ans, elle l'aime encore.

On suit donc Marie, à la recherche de sa mémoire, de son passé, de son amour. Mais c'est avec brio qu'elle s'en sort au quotidien pour faire semblant d'être toujours la même. Et c'est même avec surprise qu'elle arrive à s'en sortir au quotidien.

Frédérique Deghelt nous transporte dans la vie de Marie comme si c'était la notre. On s'identifie beaucoup à ce personnage qui fait face à sa vie telle une héroine. Certes, je suis un homme mais cela ne m'a pas empêché de me poser les mêmes questions que Marie si j'étais à sa place.

Un roman magnifiquement écrit, qui se dévore sans modération, que vous soyez un homme ou une femme.

"Ma grand-mère, elle, disait qu'un couple était la représentation de sa chambre à coucher: tables de nuit encadrant le lit, ce lit où tout commence, où tout finit aussi. Il y en a toujours un, disait-elle, qui éteint la veilleuse de l'autre. Mince, je n'ai jamais pensé à lui demander si l'inverse peut avoir lieu, si parfois, quand on s'est trompé, on peut rallumer la lumière de l'autre. Pablo, je t'aimais tant, je t'aime tant, mais ce que j'aime, est-ce le souvenir de ce que nous fûmes, ou la possibilité de ce que nous serons ? Parler au présent de l'amour ne me paraît pas possible. Mais je ne suis pas comme une gamine qui tape du pied. Je n'oublierai jamais, malgré le déjeuner avec les folles d'hier, qu'aimer, c'est toujours donner."

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Rédigé par Mason Ben Fischer

Publié dans #comedie-romance

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